Chamber music

Un regret de bouillabaisse (2020)
Brèches (2020)
Frousse (2020)
Memento mortis (2020)
Altri fiocchi (2019)
Glacis (2018)
Neige de Jakuchu (2017)
7 Vallées (2015)
Fiocchi di silenzio (2014)
Gruau d'agrumes (2009-2014)
Berceuse et des poussières (2012)
Eglog (2011)
Circa Sika (2010)
Frottole des forêts flottantes (2009)
Start the dance ! (2008)
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Start the dance ! (2008)

Instrumentation : flute, violin, viola, cello
Duration : about 1'30

Premiered in 2009, april 29th at CMSMDP.
Mathieu Romano, Maud Giguet, Barbara Giepner, Johanna Olé.

 


Start the dance! est une miniature qui se base sur une orchestration chambriste et inattendue  des structures rythmiques que l’on trouve dans le rock progressif. Né à la fin des années 1960, en s’inspirant de styles musicaux anciens et/ou élaborés tels la musique classique et expérimentale, le jazz, ou encore la musique folklorique, le rock progressif s’est inscrit dans une démarche de dépassement des cadres habituels de la musique rock. Start the dance! est un petit hommage à ce genre qui m’a tant inspiré…

 

Frottole des forêts flottantes (2009)

Instrumentation : traverso, baroc violon - voice, viola di gamba and hapsichord.

Duration : about 10 minutes.

Text : Dominique Quélen.

Premiered in 2009, august 4th at Concertgebouwn of Bruges (Belgium).

MA Festival

Ensemble Opalescences

 

Frottole des forêts flottantes est une réflexion sur la musique baroque et sur les instruments qui la composent. C’est un amas d'éléments divers, où se croisent danses, aria, tempêtes et tombeau, un peu à la manière de l’opéra-ballet. Le discours musical est soutenu par un texte trilingue filtrant la symbolique baroque du miroir, de la mort et de la nature, par le prisme de l’abstraction et de la dérision. En résulte un espace singulier qui explore les possibilités de couplages entre abstraction et figuralisme d’un côté, avec les éléments structurels et le matériau de l’autre. Proche du théâtre musical dans sa facture, cette pièce peut être mise en espace.

 

Circa Sika (2010)

Acanthes academy 2010

Instrumentation : string quartet and electronics.

Duration : about 9 minutes

Premiered in 2010, july 16th at Arsenal in Metz.

Quatuor Diotima

IRCAM

 

Circa Sika est la première pièce du cycle Nara. Ce cycle repose sur le concept de Narrats d’Antoine Volodine comme « instantanés romanesques qui fixent une situation, des émotions, un conflit vibrant entre mémoire et réalité, entre imaginaire et souvenir. ». Il se nourrit également de mes impressions lors de mon premier séjour au Japon – principalement dans la ville de Nara, où j’ai été fasciné par le caractère sacré de la nature et par un sentiment de coexistence pacifique d’entités extrêmement différenciées au sein d’un tout à l’instar des Sika – cerfs japonais, qui vivent en pleine liberté parmi les hommes.Ainsi, Circa Sika met en jeu plusieurs types de matériaux considérés comme autant de « brèves pièces musicales dont la musique est la principale raison d’être ». Citons par exemple un système de hauteurs et de gestes basé sur les cordes à vide et le bariolage, des accords-motifs dérivant de l’analyse spectrale d’un son de nyo – gong japonais pratiqué dans les cérémonies bouddhistes – , ou encore l’utilisation de sons de cloche transposés dans le grave comme marqueurs formels. Tous ces éléments créent un réseau de micronarrations musicales qui se construisent et se déconstruisent au sein des résonances électroacoustiques. La forme globale est ouverte et pensée comme la résultante de ces microévénements ; c’est une fenêtre qu’on ouvre sur un paysage en perpétuel mouvement…

 

Eglog (2011)

Commission : Fondation de Lacour pour la musique et la danse, SACEM

instrumentation : baroc violin, harpsichord and french XVIII harp

Text : Dominique Quélen

Duration : about 13 minutes

Dedication : Trio Dauphine

Premiered in 2011, june 18th at hôtel de soubise in Paris.

Trio Dauphine

 

Eglog est un projet original qui accompagne la création du Trio Dauphine – violon baroque, clavecin et harpe simple mouvement, dédicataire de l’œuvre… Elle tente de répondre à la singularité de cet ensemble, en s’inscrivant dans l'idée des salons français du XVIIIème un peu à la manière des "joutes oratoires" de l'époque. Le texte, de Dominique Quélen, est construit à partir de nombreuses références liées à cette période de l’histoire. La musique est pensée comme une mécanique subtile qui souligne le texte en le théâtralisant musicalement. Elle s’appuie sur certains OEM – objets esthétiquement modifiés, tirés de Rameau et de Debussy.

 

Berceuse et des poussières (2012)

Commission : Takefu International Music Festival
Takefu International Music Festival Price 2012.
Instrumentation : piano, clarinet - bass clarinet, string trio and tape
(stereo).
Duration : 13 minutes

Premiered in 2012, september 8th at Takefu International Music Festival (Japan).
Ensemble Next Mushroom Promotion.


Berceuse et des poussières is a work which compares two musical worlds that everything seems to oppose.
The first, characterized mainly by the instrumental part, explores musical orchestrations quite noisy. The second, present on the electronic media involves more melodic sounds.
In fact, the origin of these two worlds is the same, namely the first movement of the 3rd Concerto for Piano and Orchestra Beethoven.
This piece continues to explore what I call the A.M.O. (Aesthetically Modified Objects), in analogy to GMOs.
The A.M.O. are fragments of music taken from classical music. These fragments are a bit like genetic manipulation, first collected, decontextualized, aesthetically modified, then replaced in a new musical environment.
References are filtered and embedded in a raw material, or conversely, appear as flashes of destructive actions so beloved Beethoven...


Berceuses et des poussières est une œuvre qui met en regard deux univers musicaux que tout semble opposer.
Le premier, caractérisé principalement par la partie instrumentale, explore un matériau musical proche de l'objet « trouvé » comme certains bruits de gorge ou de bouche fermée avec des orchestrations assez bruitistes. Le second, présent sur le support électronique, met en jeu des sonorités à la fois mélodiques et teintées de nostalgie. Le rapport au langage est donc en quelque sorte inversé ici - les « poussières » et autres résidus sonores aux instruments, la « berceuse » à l'électronique.
En fait, l'origine de ces deux univers est la même, à savoir le premier mouvement du 3ème Concerto pour Piano et Orchestre de Beethoven.
Berceuse et des poussières continue ainsi d'explorer les interactions entre des objets musicaux résolument contemporains avec ce que j'appelle les O.E.M. (Objets Esthétiquement Modifiés), en analogie aux O.G.M. Les O.E.M. sont des fragments musicaux issus de la littérature classique ou traditionnelle. Ces fragments sont, un peu à l’instar des manipulations génétiques, d’abord prélevés, décontextualisés, modifiés esthétiquement, puis confrontés à un nouvel environnement musical.
Dans le cas présent, certaines manipulations ont consisté à un travail sur le tempo. Ainsi, les sons fixés sur support consistent en une resynthèse d'un court extrait du développement Beethovénien ralentit une dizaine de fois. Dans la partie instrumentale, les références sont soit davantage filtrées et noyées au sein d'une matière brute, ou à l'inverse, apparaissent comme des fulgurances de gestes destructeurs qu'affectionnent tant Beethoven...

Fiocchi di silenzio (2014)

Commission : Fondazione Teatro Fenice in Venice.
Publisher : Éditions Musicales Artchipel


Instrumentation : alto flute, bass clarient, violin, cello.
Duration : 2 minutes.

Premiered in 2014, july 11th Theater La Fenice in Venice.
Ensemble Ex Novo

Fiocchi di silenzio is a miniature that I have written as a tribute to Luigi Nono. It is a kind of an intimate 3 voices  dialog, between silence, delicate materials and the use of A.M.O (Aesthetically Modified Objects) taken from a Gabrieli’s motet O magnum mysterium that has greatly acted upon Luigi Nono’s music.


Fiocchi di silenzio est une miniature composée en hommage à Luigi Nono. C'est une sorte de dialogue intime à trois voix entre le silence, des matériaux fragiles et l'utilisation d'objets esthétiquement modifiés (O.E.M) issus du O magnum mysterium, motet de Gabrieli ayant beaucoup influencé la musique de Nono.

 

Gruau d'agrumes (2009 - 2014)

Instrumentation : flute, violin, viola, cello.
Duration : about 10 minutes.
Dedication : Mathieu Romano

Premiered in 2009, june 19th at CNSMDP.
Mathieu Romano, Maud Giguet, Barbara Giepner et Johanna Ollé.

New version 2014:
commission : Takefu International Music Festival

Publisher : Éditions Musicales Artchipel
Premiered in 2014, september 13th by Mario Caroli, Yasutaka Henmi, Chihiro Tai and Tomoki Tai at Takefu International Music Festival.

Ce petit quatuor avec flûte tente d’explorer quelques associations entre harmonicité et durée du son, en y favorisant les rapports d’ordre paradoxal. A titre d’exemple, la pièce met en avant un matériau qui oscille entre des sons bruités sur des valeurs longues et l’utilisation de sons non entretenus quasi harmoniques (comme le surprenant pizzicato multiphonique à la flûte). Des citations cadentielles du second mouvement du quatuor avec flûte de Mozart, réorchestrées sur ce même principe, ponctuent le discours à la manière d’une transition qui amènera les cordes dans un jeu sans archet. La coda, constituée de sons inharmoniques sur des valeurs courtes, représente l’idée du gruau au regard de la définition quelque peu polysémique du petit Robert, un « grain d’avoine privé de son ».

 

7 Vallées (2015)

Commission : Impuls Neue Muzik, Ensemble Adapter.

Publisher : Éditions Musicales Artchipel

Instrumentation : flute in C (bass flute), clarinet in Bb (bass clarinet), harp, percussions and electronics.

Duration : 15’30.

Premiered in 2015, july 6th in Zürich’s Zwei Tage Strom - Festival für elektronische Musik.Ensemble Adapter.

Proche de l’esthétique du design sonore, 7 vallées est une pièce pensée comme une tentative d’évocations de paysages gardés en mémoire, affectifs ou inventés.Elle s’inspire d’une région du nord de la France qui a bercé mon enfance, entre vallées resserrées, bois et rivières ainsi que de l’ouvrage de François Jullien, Vivre de paysage ou l’impensé de la raison.Il s’agit pour moi ici d’élaborer des blocs de temps très économes en terme de matériau, présentés avec des éclairages différents et dont certaines propriétés plastiques sont mises en tension les unes avec les autres (verticalité/ horizontalité, nappes harmoniques/sons concrets, fixité/mouvance). Les écarts résultants de ces mises en tension ainsi que les situations d’écoute composées à la fois minimalistes et fragiles font écho à notre propre intériorité, à notre rapport au monde. Cette distanciation intériorisée prend forme dans l’élaboration d’une électronique de chambre qui associe une simple diffusion stéréophonique sur scène avec une légère amplification des instruments afin de révéler des timbres de très faible intensité acoustique. 

 

Ähnlich der Ästhetik des Design Sonore, ist das Stück 7 vallées (7 Täler) der Versuch, die in meinem Kopf gespeicherten Landschaften - ob wahrgenommen oder erfunden - zur Erscheinung zu bringen. Das Stück bezieht seine Inspiration aus einer Region im Norden Frankreichs, die meine Kindheit prägte, zwischen engen Tälern, Wäldern und Bächen, sowie aus dem Buch von François Jullien „Vivre de paysage ou l’impensé de la raison“. Für mich handelt es sich hierbei musikalisch darum, Zeitblöcke zu erschaffen, die sehr sparsam im Material sind und in ihrer Gegensätzlichkeit aus Vertikalität/Horizontalität, harmonische Flächen/konkrete Klänge oder Unbeweglichkeit/Beweglichkeit besondere Spannungen erzeugen. Sonia Lescene, Übersetzung

 

Neige de Jakuchu (2017)

Commission : Théâtre de Cornouaille.
Publisher : Éditions Musicales Artchipel

Instrumentation : String Quartet
Duration : 22’
Dedication : Quatuor Diotima.

Premiered in 2017, may 16th in Théâtre Max Jacob (Quimper)

- Festival Sonik.
Quatuor Diotima.


 

Neige de Jakuchu (若冲の雪 ), constitue mon premier véritable quatuor à cordes.

Jakuchu est un peintre japonais né en 1716 et mort en 1800. L’extrême singularité esthétique et la virtuosité technique du peintre ont été un vrai choc lorsque je découvre son œuvre, à l’occasion d’une magnifique exposition au Tokyo Metropolitan Art Museum à Ueno en mai 2016.
Certains traits et gestes, certaines couleurs semblent contenir tout ce qui sera développé par la suite dans la peinture ou l’expression picturale japonaise, d’Hokusai au manga. À un foisonnement motivique et chromatique quasi-expressionniste se confronte souvent un minimalisme de l’encre, presque diaphane : le lien entre les deux s’incarne pour moi au sein des différentes textures que la neige arbore dans ses compositions. Ombrée, projetée, statique, mouvante, dense, légère, la neige y est également vectrice de plans ; je tente de la « musicaliser » comme matériau principal du quatuor, tout en proposant un travail sur l’espace entre fulgurances et fragilités gelées.

La structure du quatuor, au niveau macro-formel, fait appel au travail de l’écrivain Antoine Volodine, qui a déjà inspiré des œuvres plus anciennes, en particulier mon cycle Nara.
Dans son ouvrage Le post-exotisme en dix leçons, leçon onze, ce dernier explore des formes littéraires qu’il a lui-même inventées comme par exemple la shaggå, les entrevoûtes, le murmurat, ou encore les narrats. Réappropriées et mises en tension avec le « manteau neigeux » du matériau, elles forment l’ossature du quatuor.

 

Glacis (2018)

Commission : Radio France
instrumentation : organ and microtonal accordion
Duration : environ 14 minutes.

Publisher : Éditions Musicales Artchipel

Premiered in 2018, january 11th at Auditorium de Radio France in Paris, Festival Présences.
Thomas Ospital & Fanny Vicens

 

Glacis est la deuxième pièce de mon cycle Il libro di oggetti alterati - le livre des objets altérés, écrit à la Villa Médicis. Elle peut s’enchainer à Baïnes, première pièce du cycle, écrite pour ensemble et vidéos silencieuses de l’artiste Jennifer Douzenel. 

 

Le titre de l’oeuvre, dans son aspect polysémique, permet également cette continuité : un glacis peut être en effet une surface de terre inclinée naturelle ou fonctionnelle, et partage avec les baïnes le domaine de la géomorphologie. Mais les glacis sont également une technique picturale liée à la peinture à l’huile : ce sont de fines couches de peinture transparente qui permettent d’iriser et de donner de la profondeur à la toile. 

 

C’est cette seconde définition qui inspire l’oeuvre écrite, et plus particulièrement le travail d’un artiste peintre du nord de la France, Christian Weppes dit "Chris", à qui l’oeuvre est dédiée. Il peint en effet par poses successives de glacis à partir de laquelle la matière se densifie pour devenir forme, sujet imaginaire ou concret.

J’ai tenté de retranscrire cette technique dans le domaine musicale. 

 

Glacis se construit donc par superposition de couches sonores diaphanes qui requièrent certaines spécificités instrumentales présentes dans l’orgue de Radio France - sostenuto, effet de vent, etc. - et dans la microtonalité de l’accordéon. Je tente également de poursuivre cette « transposition » au sein du rapport entre les deux instruments : c’est un peu comme si l’accordéon était le pinceau et les orgues la peinture non étalée, en attente d’être mélangée. 

 

L’oeuvre se densifie progressivement, jusqu’à saturation de l'espace harmonique. Le discours, qui se veut résolument plastique, propose ainsi un voyage où une structure harmonique minimaliste devient, par créations de mixtures combinées entre les instruments, une forme timbrale complexe, un peu comme la cristallisation des pigments dans les oeuvres picturales de Chris.

 

Altri Fiocchi (2019)

Commission : Ensemble L'Imaginaire.
Publisher : Éditions Musicales Artchipel

Instrumentation : bass flute, alto saxophone, piano.
Duration : 2 minutes.

Premiered in 2019, july 23th Faubourg 22, Strasbourg.
Ensemble L'Imaginaire.

Dedication : Ensemble L'Imaginaire.


Altri fiocchi peut être considérée comme une miniature lithographique de ma pièce Fiocchi di Silenzio, composée en hommage à Luigi Nono. C'est une sorte de dialogue intime à trois voix entre le silence, des matériaux fragiles et l'utilisation d'objets esthétiquement modifiés (O.E.M) issus du O magnum mysterium, motet de Gabrieli ayant beaucoup influencé la musique de Nono.

 
 

Memento mortis (2020)

Instrumentation : bass flute, cello, percussions
Duration : 10 minutes.
 

Acoustic composition for the installation L'Autre fille, commissioned by IRCAM.

 

Frousse (2020)

Instrumentation : bass flute, viola, harp.
Duration : 30 seconds.

 

Premiered on facebook by the New Gates Trio.
 

​Miniature cauchemardesque par temps de Covid-19 ; "une fuite dans de petites ruelles, de la toux - de plus en plus - le regard des passants, opressant..."

 

Brèches (2020)

Instrumentation : string quartet and paintings by Vincent Dulom
Duration : 18 minutes

Commission : Concertgebow Amsterdam, Pro-quartet, Quatuor Béla

Publisher : Éditions Musicales Artchipel

Dedication : Quatuor Béla

World premiere : 2020 October 11th, Vivat, Armentières.

 

Brèches, mon second quatuor à cordes, poursuit d’une certaine manière les préoccupations développées au sein de mon premier quatuor Neige de Jakuchu (2017) – Éditions Musicales Artchipel – en questionnant à la fois un univers pictural particulier et des expérimentations formelles indépendantes. Pour ce premier quatuor, c’était mon interprétation de l’œuvre du peintre japonais Ito Jakuchu (1716 – 1800) qui avait été mise en regard avec des structures musicales issues d’inventions littéraires d’Antoine Volodine.

 

Pour ce second quatuor, c’est la question de la limite qui est convoquée, en m’inspirant des travaux du peintre Vincent Dulom (né en 1965). À travers un procédé de projections d’encre, il créé des peintures minimales et contemplatives faisant naître sous une ombre mouvante la possibilité perceptive de leur propre disparition. Elles sont fondées sur une économie de moyens proche de la pénurie, et interrogent, in situ, les lieux de leurs expositions. La traduction sonore de ces procédés est ainsi au centre de la génération des matériaux de Brèches, au point que quatre peintures originales de Vincent Dulom apparaissent dans la partition, comme si l’écriture musicale se diluait dans la vibration picturale. Les lieux de leur exposition s’incarnent ici dans l’espace mental de l’écoute.

 

Cette approche du son poursuit un questionnement sur les limites du rôle du compositeur débuté dans un article sur les musiques savantes orientales paru en septembre 2020 (DUMONT Aurélien, L’altérité de l’écoute ou l’écart entre musiques savantes orientales et occidentales du point de vue d’un compositeur, in Orient sonore, Actes Sud /MUCEM, Marseille, 2020). Dans ce petit essai, je tente de montrer qu’il existe, au sein de ces musiques, une altérité de l’écoute singulière, qui naît à la fois de la création d’espaces semi-composés et de procédés musicaux assez fascinants comme le tarjama (qui veut dire traduction), où le jeu instrumental épouse de micro-inflexions prosodiques par imitations successives.

 

Aux brèches ouvertes par la peinture répondent ainsi des parties plus libres en imitation, et naît de cette tension une disparition progressive des intentions et du pouvoir du compositeur… 

Un regret de bouillabaisse (2020)

Instrumentation : cello, chef (or actor) and electronics
Duration : 15 minutes

Commission : GMEM - Marseille

Publisher : Éditions Musicales Artchipel

Dedication : Noemi Boutin & Emmanuel Perrodin

 

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